jeudi 14 janvier 2010

INNOVATION et PHILOSOPHIE


Plus que posséder un  catalogue de méthodes et d'outils, innover est avant tout une posture et un savoir être.

Difficile effectivement d'innover efficacement de 13 à 15 en réunion, quand on en est incapable le reste du temps...
Innover demande un état d'esprit qui s'acquiert, se travaille, se cultive, qui peut être parfois plus inné chez certains que chez d'autres, mais qui demande surtout et avant tout une certaine philosophie.
D'ailleurs la Philosophie, comme l'innovation fait son grand come-back sur le devant de la scène....ce n'est sans doute pas un hasard!
La philosophie s'interresse à tout par son questionnement universel, mais c'est surtout  par  la question du devenir qu'elle est la plus proche de l'innovation.
Le philosophe, par sa posture, ses sens en éveil, sa curiosité,  son étonnement, ses réflexions et son croisement de plusieurs disciplines a tout de la posture de l'innovateur. Car si les concepts, brevets et nouveautés sont souvent vite dépassés, les postures et les démarches qui les ont réalisées eux  ne le sont pas...

dimanche 10 janvier 2010

IMAGE INVERSE



"Notre antique rapport économique au monde s'approche t il d'un terme? se demande Michel Serres.
Sans aucun doute.
Pour le dire d'un mot, le potentiel indéfini de la recherche du progrès ou de l'exploitaiton rationnelle et technique avait, a encore pour objet un ensemble fini de choses concrétes, inertes ou vives.
Pour le dessiner d'une image, voici l'infinitude des humains face à la finitude du monde.
Souvenons nous en, nous pensions le contraire: nous croyions à notre faiblesse et à la puissance d'une nature qui nous accablait, à la finitude humaine, donc, et à l'infini du monde. Nous pensions, courageux, que toute notre histoire consisitait à lutter sans cesse contre une force toujours plus haute et profonde que la notre. L'image se renverse: nous savons désormais que nous sommes infinis, de raison, de recherche, de désir et de volonté, d'histoire et de puissance, même de consommation, et que la nature, face à nous est finie.
Un processus se renverse, qui exige alors de prendre des voies nouvelles, toutes autres pour l'homme que ses stratégies passées...."

Temps des crises, Michel Serres

lundi 30 novembre 2009

ELOGE DE LA SIMPLICITE

L'heure est à la simplicité nous dit on ...
... pas si simple!


La simplicité comme?
...  valeur, celle d'une communication accessible à tous,
...  Désordre, celui du prix incroyable de choses toutes simples...
...  Tradition,  celle de nos cultures, de nos racines, de notre histoire,
...  Savoir-faire, faire son pain, bricoler, faire pousser ses légumes,
...  Nature, dans un rêve d'avenir et de pureté,
...  Sens, les nôtres, retrouver le plaisir de cuisiner, sentir, gouter, toucher, 
...  Icône, une vraie,
...  Audace, celle de re-stimuler l'imaginaire...

"La simplicité comme....... 
                            .....sophistication suprême?"  
Léonard de Vinci

mardi 24 novembre 2009

SO BIO?



Le BIO est partout
TOO MUCH! selon certains,
Il ETAIT TEMPS! selon d'autres...
Ce qui est sûr par contre, c'est que le BIO est en train de devenir le nouveau standart  et cela qu'on le veuille ou non:
  • Les marques du moment sont BIO!
  • Les boutiques du moments sont BIO!
  • Les produits du moment sont BIO!
A croire qu'il n'y ait que là qu'il y ait de l'innovation?
L'arrivée du BIO a en effet permis de revisiter de nombreux codes poussiéreux,  ceux de la beauté notamment. Au départ terriblement  puristes, ils ont réussis la prouesse de devenir  étonnement cosmétiques. Résultats: des textures, des odeurs, des valeurs qui font plus que séduire,... qui fidélise!
Car aujourd'hui peut on être encore en phase avec notre monde quand on parle de la prouesse d'ingrédients chimiques, de produits de synthèse, de marketing de masse, de packaging couteux et non recyclable, et d'image de stars qui ne nous intéressent plus?

Et si le Bio n'était pas tendance, 
Et s'il était juste tout simplement en phase avec son temps,
Et si c'était  les "autres" qui étaient en retard,
...terriblement en retard...


Il n'y a pas de précurseurs, disait Cocteau, il y seulement des retardataires...

dimanche 8 novembre 2009

SCOTCHE!



Marck Khaisman, artiste ukrainien , basé à Philadelphie, a quitté son pinceau pour un rouleau de bande adhésive. Le scotch est alors devenu la vedette de ses œuvres artistiques.
Il tente de recréer des scènes, des images, des ambiances....étonnantes rien qu'avec ce petit rouleau...
Découverte d’un talent plutôt exclusif dans la suite …

samedi 7 novembre 2009

DE SAISON

Quoi de pire en camping que de devoir sortir au milieu de la nuit glaciale pour aller aux toilettes en se disant qu'il faut abandonner son sac de couchage chaud et douillet?
Le Musuc’Bag® nous offre une belle solution pour y aller avec bonheur!!!!

mardi 3 novembre 2009

POP UP STORE

L'éphémère comme nouveau mode de séduction des consommateurs?
Les marques Adidas, Havaïanas, Prada et plus récemment la marque japonaise Uniqlo ont ouvert leur "pop up store": lieux éphémère dotés d'une date de péremption, qui ne prennent pas seulement la forme de magasins, mais aussi de cafés et restaurants.
Un but : toucher de nouveaux publics en perpétuelle quête de changement et chercher avant tout un effet d'image.
Mais à y regarder de plus près, "depuis trente ans nous vivons un effritement des cultures de classe où les individus avaient des comportements homogènes." Aujourd'hui, les consommateurs sont mobiles et peuvent zapper d'un monde à l'autre."Nous sommes dans une culture de sollicitation et d'incitation permanentes, il existe une hédonisation du consommateur qui cherche moins à afficher un standing qu'à vivre des émotions, des expériences", explique Gilles Lipovetsky l'auteur du livre "L'empire de l'éphémère". Pour satisfaire ces envies, le consommateur du XXIème siècle bouge, change, achète, jette et zappe.
Alors le principe de l'éphémère, mode ou mouvement de fond ? Pour Gilles Lipovetsky, "c'est tout sauf une mode éphémère, c'est devenu un principe structurel." Pour la simple raison qu'autrefois, les sociétés étaient construites selon des principes invariants, telles les lois des ancêtres et celle de Dieu. Aujourd'hui, les sociétés modernes sont régies par les hommes et la dynamique du marché.
"L'organisation du monde fait que l'éphémère est inscrit dans le fonctionnement même de nos sociétés", souligne le philosophe. Il infiltre le commerce, les goûts, les mœurs, la vie familiale, la vie intime, tous les aspects du quotidien.

La culture de l'éphémère... Cause ou remède?

dimanche 1 novembre 2009

Delauney & Puckey

Connaissez vous le principe de la Triangulation de Delaunay?
En bref, c'est une règle de géométrie algorithmique. Les Triangulations de Delaunay maximisent le plus petit angle de l’ensemble des angles des triangles, évitant ainsi les triangles allongés. Réalisées sur Illustrator à l’aide d’un script particulier, voici les triangulations revisitées par le graphic designer hollandais Jonathan Puckey

samedi 24 octobre 2009

NEO-INVESTISSEURS

C'est le temps des études... elles pleuvent comme un vrai temps d'automne,.. souvent plates et évidentes, peu de pistes à découvrir sinon la confirmation de certaines tendances que l'on ressentait déjà...
Pour les français( à la différence de nos amis anglais ou américains) , cette crise tient plus de la crise sociale que de la crise financière d'où un sentiment de révolte et d'injustice plus importante que chez nos voisins, et une volonté d'agir ou de refuser un certain mode de consommation.
Dans l'étude RSCG C&O , deux profils de consommateurs deviennent emblématiques de ces nouvelles tendances:
D'une part les conscients, ( 16% aussi appelés les décroissants), attentifs à la morale des entreprises, à l'environnement, pour eux le progrés s'est déconnecté de l'innovation. Moins consommer est une véritable philosophie. Equilibré en terme d'age et de sexe, les CSP+ y sont surreprésentés.
D'autres part les néo-investisseurs, ( 13%) ceux ci sont motivés par la qualité de vie ( respect de l'environnement et des salariés) .Mais à la différence des précédents, ils vivent avec la nouvelle technologie. Indifférents aux offres spéciales, Ils investissent dans leurs achat et dans la durée. Les hommes et les CSP+ y sont sur-représentés.
Il apparait également que les générations plus jeunes, à l'inverse des baby boomers, ont plus de facilité à moins consommer, surtout si c'est pour mieux le faire.
En clair, le produit aujourd'hui est vécu comme un tout: qualité, environnement, prix et politique sociale pésent à égalité dans la balance du choix du consommateur.
Les marques ont du travail!
De moins en moins reconnues elles doivent retravailler leur image et reconstruire celle ci avec d'autres codes,
Ceux des 10 années à venir...

jeudi 22 octobre 2009

DESENCHANTEMENT

La sixième édition de l’étude Publicité & Société, menée par TNS Sofres pour Australie met en relief la baisse sensible de l’envie d’acheter des consommateurs en dépit d’un regain brutal d’optimisme.
Impactés par la crise, désenchantés quant aux probabilités de voir le système capitaliste tirer les enseignements de celle-ci, 64 % d’entre eux ne jouent donc pas le jeu du modèle consommatoire auquel 35 % sont indifférents et 29 % opposants.
Et pour cause : les courses leurs apparaissent toujours (plus) comme une corvée, les marques les indiffèrent (59% vs 58 % en 2008), mais leur fidélité à leur égard est toujours aussi forte (60%)…
L’étude confirme le peu de considération qu’accordent les Français à la pub et le rôle limité qu’ils lui attribuent.
Ils attendent quand même d’elle plus de respect (41%), plus de réalisme et de proximité (40 %).

Surprise?